
PRESS RELEASE
For immediate release
TURKEY IN EUROPE, IS IT THE END?
- the draft report presented Tuesday in the European Parliament seems to definitely abandon the prospect of Turkey’s progress as well as its accession perspective
- December 2009 set as a deadline date
The Member of the European Parliament Ria Oomen-Ruijten (European Popular Party, Conservative, Netherlands) presented on Tuesday the draft version of her 2008 report on Turkey in the Foreign Affairs Committee of the European Parliament. Significantly, this presentation occurred late in front of a sparse assembly of Turkey’s supportive MEPs and of Anatolian journalists.
From a general perspective, the draft resolution impresses through the resigned dissatisfaction it expresses: “concerns” and “regrets” are the main message delivered to Ankara while accession prospect is even no more mentioned, but to recall that it is subordinated to the “full compliance with all the Copenhagen criteria and EU integration capacity”.
On the other hand, the report recalls its “concern to see in Turkey, for the third consecutive year, a continuous slowdown of the reform process” despite the strong mandate of the AKP government. It regrets too that the EC-Turkey Association Agreement and the Additional Protocol – which would be considered by Brussels as an implicit recognition of Cyprus by Turkey – “have not yet been implemented fully by the Turkish government” and it recalls that the non-fulfilment by Ankara of its commitment “by December 2009 will further seriously affect the process of negotiations”.
“We are pleased to note the new tone of this report, compared to the previous year, which is now pointing out Turkey’s shortcomings rather than excusing them. Facing the countless failed pledges of Ankara, this report gives ground to the credibility of the EU political approach” stated Laurent Leylekian, executive director of the European Armenian Federation.
About Human Rights and freedom of speech issues, the report regrets that “freedom of expression and freedom of the press are still not fully protected in Turkey”, that the amendment to Article 301 of the Penal Code was not sufficient, as people continue to be prosecuted” and it is now calling for the repeal of this article. It regrets also “the frequent website bans, the extent of which draws Turkey away from standards of a democratic, pluralistic society”.
About minorities, the draft report expresses its concerns “about continuing hostility and violence” that they endure and about the fact that “Turkey has made no progress on ensuring cultural diversity and promoting respect for, and protection of, minorities”
“These actual facts are very important to remind us, especially now, as Turkey is currently threatening even Europeans in Europe, especially those who dare to mention the Kurdish issue or the Armenian genocide – for instance columnists Alberto Rosselli, Dogan Özgüden or professor Ronald Mönsch” commented the director of the European Armenian Federation.
About the various aspects of the Armenian issue, Mrs Oomen-Ruijten report “Welcomes the visit of President Gül to Armenia in September 2008 following an invitation from President Sarkisian, and hopes that it will indeed foster a climate favourable to the normalisation of relations between their countries”. The paragraph also “calls on the Turkish government to re-open its border with Armenia and to restore full economic and political relations with Armenia”. Lastly, Mrs Oomen-Ruijten restates her motto, calling “once again on the Turkish and Armenian governments to start a process of reconciliation, in respect of the present and the past, allowing for a frank and open discussion of past events; and calls on the Commission to facilitate this reconciliation process”.
“This time again, Mrs Oomen-Ruijten keeps on to equalise victims and their butchers while genocide is an imprescriptible crime against Humanity that cannot be reduced to bilateral relations between two States” declared Laurent Leylekian. “We regret this outmoded attitude through which Turkey is encouraged to keep on its denial policy and through which she put in jeopardy Turkish intellectuals who are now less afraid to talk about the Armenian Genocide as such than some MEPs” he concluded.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
LA TURQUIE EN EUROPE, C’EST FINI ?
- Le rapport présenté hier au Parlement européen semble faire son deuil des capacités de progrès de la Turquie comme de ses perspectives d’adhésion
- Il arrête décembre 2009 comme date butoir
L’eurodéputée Ria Oomen-Ruijten (Parti Populaire européen, Conservateurs, Pays-Bas) a présenté ce mardi 2 décembre la version provisoire de son rapport 2008 sur la Turquie à la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen. Fait significatif, cette présentation s’est déroulée tardivement devant un parterre clairsemé essentiellement composé d’eurodéputés connus pour leur soutien inconditionnel à l’adhésion de la Turquie, et de journalistes anatoliens.
D’une manière générale, le projet de résolution frappe par le mécontentent résigné qu’il exprime : les « préoccupations » et les « regrets » constituent l’essentiel du message adressé à Ankara tandis que la perspective d’adhésion n’est plus même mentionnée, si ce n’est pour rappeler en passant qu’elle reste subrogée au « respect intégral des critères de Copenhague et à la capacité d’absorption de l’Union ».
Le rapport rappelle en revanche son « inquiétude de voir en Turquie, pour la troisième année consécutive, un ralentissement du processus de réformes » en dépit du fort mandat acquis par le gouvernement AKP. Il regrette également que l’accord d’association UE-Turquie et son protocole additionnel – celui qui aux yeux de Bruxelles vaudrait reconnaissance implicite de Chypre par la Turquie – « n’aient pas été totalement implémenté par le gouvernement turc » et rappelle que le non respect par Ankara de ses engagements « avant décembre 2009 affectera sérieusement le processus de négociations ».
« Nous notons avec satisfaction le changement de ton de ce rapport qui, par rapport à l’année précédente, pointe les lacunes de la Turquie plutôt que de les dissimuler. Face aux promesses d’Ankara sans cesse démenties par les faits, il conforte la crédibilité de l’approche politique de l’Union européenne » a déclaré Laurent Leylekian, le directeur exécutif de la Fédération Euro-Arménienne.
Concernant les questions de Droits de l’Homme et de liberté d’expression, le rapporteur regrette que « la liberté d’expression et la liberté de la presse ne soient toujours pas pleinement protégées en Turquie, que l’amendement à l’article 301 ne soit pas suffisant dans la mesure où des personnes sont toujours poursuivies et il appelle maintenant à l’abrogation de cet article. Il déplore également qu’en Turquie « des sites Internet soient fréquemment interdits ce qui éloigne la Turquie des standards d’une société démocratique et pluraliste ».
Sur les minorités, le projet de rapport exprime sa préoccupation « au sujet de l’hostilité continue et de la violence qu’elles endurent » et à propos du fait que « la Turquie n’a pas fait de progrès pour assurer la diversité culturelle et pour promouvoir le respect et la protection des minorités ».
« Cette réalité est d’autant plus importante à rappeler que la Turquie menace maintenant des Européens en Europe même, notamment tous ceux qui – comme les journalistes Alberto Rosselli, Dogan Özgüden ou comme le professeur Ronald Mönsch – osent évoquer le fait kurde ou le génocide des Arméniens » a commenté le directeur de la Fédération Euro-Arménienne.
Concernant les différents aspects de la question arménienne, le rapport de Mme Oomen-Ruijten « salue la visite du président Gül en Arménie en septembre 2008 à la suite de l’invitation du Président Sarkissian et espère que cela favorisera vraiment un climat favorable à la normalisation des relations entre leurs pays ». Le rapport continue en appelant à nouveau « le gouvernement turc à ré-ouvrir sa frontière avec l’Arménie et à rétablir des relations politiques et économiques complètes » avec ce pays. Enfin, Mme Oomen-Ruijten réitère sa formule incantatoire par laquelle elle « appelle à nouveau les gouvernement turcs et arméniens à commencer un processus de réconciliation dans le respect des évènements passés et présents, autorisant une discussion franche et ouverte sur les évènements du passé ».
« Cette année encore, Madame Oomen-Ruijten continue de renvoyer dos à dos victimes et bourreaux alors que le génocide est un crime imprescriptible contre l’Humanité qui ne peut se résumer aux relations bilatérales entre deux Etats. » a déclaré Laurent Leylekian. « Nous regrettons cette attitude dépassée par laquelle elle encourage la Turquie à continuer sa politique négationniste et par laquelle elle expose les intellectuels de ce pays qui, maintenant, évoquent en tant que tel ce génocide avec moins d’appréhension que certains eurodéputés » a-t-il conclu.